La Chine bascule également dans le camp communiste en 1949. La direction de l'Internationale communiste est assurée jusqu'en 1934 par des Soviétiques (Grigori Zinoviev, Nikolaï Boukharine, Viatcheslav Molotov puis Dmitri Manouïlski) mais les cadres communistes exilés de leur propre pays occupent une place importante dans sa hiérarchie, à l'image de l'Italien Palmiro Togliatti, du Finlandais Otto Wille Kuusinen, des Hongrois Mátyás Rákosi et Béla Kun ou du Bulgare Georgi Dimitrov[210]. Lors du troisième procès de Moscou, 21 personnalités, parmi lesquelles Nikolaï Boukharine et Alexeï Rykov (mais également Guenrikh Iagoda qui dirigeait le NKVD au moment du premier procès), sont condamnées pour un ensemble de complots. L'Allemagne est désormais divisée en deux entités opposées : en RDA, les seuls partis autorisés sont le SED et ceux qui lui sont subordonnés au sein du Front national[383],[384]. Le marxisme-léninisme, qui se présente comme une pensée scientifique englobant la réalité dans son ensemble, demeure la tendance dominante au sein de la mouvance communiste, et le reste jusqu'à la fin de la guerre froide[65]. Ceux-ci peuvent se manifester dans la mouvance altermondialiste — ou plus largement celle de la gauche antilibérale — ainsi que via divers engagements — qu'il s'agisse de la réduction des inégalités, de la lutte contre le racisme ou de la défense des droits de l'homme — sans qu'aucune de ces causes ne soit réductible à un engagement communiste. Catherine Clémentin-Ojha, Christophe Jaffrelot, Denis Matringe, Jacques Pouchepadass, Tito, Mihailović, and the allies, 1941–1945. Les « Grandes Purges » de Staline, également appelées « Grande Terreur », se soldent par des centaines de milliers d'exécutions[256], passées ensuite sous silence durant des décennies[257]. Par ailleurs, confirmant « la nécessité d'une condamnation internationale des crimes des régimes communistes totalitaires », le Parlement européen a voté le 2 avril 2009 une résolution condamnant « fermement et sans réserve tous les crimes contre l'humanité et les innombrables violations des droits de l'homme commis par tous les régimes totalitaires et autoritaires »[737],[738],[739]. L'interprétation par Staline de la théorie marxiste aboutit à une présentation rigide de celle-ci, l'Histoire étant considérée comme soumise à une succession d'automatismes dans lesquels le Parti communiste joue le rôle de l'avant-garde ; le matérialisme dialectique est élevé au rang de doctrine à laquelle toutes les sciences doivent être subordonnées[65]. Dans son sens d'origine, le communisme est une forme d'organisation sociale sans classes, sans État et sans monnaie, où les biens matériels seraient partagés. En 1924 commence la phase dite de « bolchevisation » des partis communistes, afin de les réorganiser après l'échec des révolutions européennes[216]. De son nom civil Clément Di Fiore, Népal est un rappeur français né à Paris le 12 octobre 1990 dans le 14ème arrondissement parisien et décédé le 9 novembre 2019, à l'âge de 29 ans. De fait, les communistes se sont engagés dans toute l'Europe dans la résistance au nazisme, et en ont payé le prix du sang ; les résistants d'autres convictions politiques, qui avaient créé des liens de solidarité avec eux, n'ont pu, de par la mémoire du combat commun, se montrer trop critiques envers leurs anciens frères d'armes une fois la guerre finie. Dans la nuit du 24 au 25 octobre (7 novembre du calendrier grégorien), les troupes du Soviet s'emparent des bâtiments stratégiques de la capitale et Kerenski prend la fuite. Du fait de la diversité du phénomène, les critiques du communisme peuvent porter tant sur ses aspects théoriques que sur ses réalités politiques concrètes. Le PCI oscille entre l'opposition au Congrès et l'alliance avec celui-ci. Les dernières années d'Enver Hoxha, qui meurt en 1985, sont accompagnées de purges politiques : en 1981, il fait éliminer le premier ministre Mehmet Shehu et l'entourage de ce dernier[576]. Le mouvement socialiste russe connaît, dans les premières années du XXe siècle, de profondes divisions et conflits incessants : dès le second congrès du POSDR, en 1903, les partisans de Martov s'opposent à ceux de Lénine. Les dirigeants est-européens sont dans leur majorité directement subordonnés à Staline ; des milliers de conseillers militaires et économiques soviétiques sont envoyés pour seconder les États du Bloc. Le mot gramscisme désigne la pensée d'Antonio Gramsci, auteur d'une œuvre théorique marxiste hétérodoxe et découverte après la mort de son auteur. L'économie de la Russie soviétique est, à la fin de la guerre civile, dans un état désastreux, du fait notamment de l'application improvisée du communisme de guerre. Plus de 30 000 prisonniers polonais, en majorité des officiers, fonctionnaires et policiers, sont tués par les Soviétiques au printemps 1940 : le massacre de Katyń, dans lequel périssent plus de 20 000 militaires polonais, reste par la suite emblématique de cette vague d'assassinats dont l'URSS ne reconnaît la responsabilité que plusieurs décennies plus tard. Différents PC à travers le monde connaissent des scissions ou comportent des fractions maoïstes : le Parti communiste du Brésil, scission du Parti communiste brésilien pro-soviétique, s'aligne ainsi sur la Chine ; le Parti communiste d'Inde (marxiste) naît en 1964 en tant que dissidence pro-chinoise du Parti communiste d'Inde. Le Larousse donne les définitions suivantes du mot communisme : « Théorie visant à mettre en commun les biens matériels. Durant les premiers mois du conflit, plusieurs régions espagnoles connaissent une « révolution sociale » : les milices « prolétariennes », anarchistes, socialistes, communistes et « poumistes » prennent le contrôle de nombreuses localités, notamment en Catalogne et en Aragon. Dans les années qui suivent, les Khmers rouges, qui ont reconstitué leurs forces en Thaïlande, reprennent le combat contre les Vietnamiens. Pierre Mendès France signe les accords de Genève, qui permettent à la France de sortir du conflit et mettent fin à l'Indochine française. Le mot « communisme » lui-même est popularisé par des écrivains comme le Français Étienne Cabet. Pour galvaniser la population soviétique, Staline fait appel dans sa propagande non plus uniquement à l'idéologie communiste, mais aussi à la fibre patriotique et nationaliste : il s'emploie à susciter un consensus social dans la « grande guerre patriotique », et multiplie les mesures de libéralisation. La critique du système exposait ceux qui s'y risquaient à diverses sanctions : l'exclusion du Parti communiste pour ceux qui en étaient membres, la perte de leur emploi, voire l'incarcération, ou d'autres formes de privation de liberté. Il envisage par ailleurs le remplacement du nom « bolcheviks » par celui de Parti communiste[159]. Au début de la guerre froide, le stalinisme connaît une période d'apogée en URSS comme dans les autres régimes communistes et dans l'ensemble des PC[655] ; dans les années de l'immédiate après-guerre, l'influence communiste atteint des sommets dans les milieux intellectuels de divers pays occidentaux, où ils gagnent de très nombreux « compagnons de route ». Après la mort de Tito en 1980, la Yougoslavie adopte un système de présidence fédérale tournante, sans parvenir à résoudre ses problèmes de stabilité politique et d'équilibre entre nationalités. C'est dans Du contrat social, que Rousseau évoque plus clairement sa pensée à ce sujet : « la propriété n’est que l’effet de la force ou le droit du premier occupant »[16], et ajoute que « le plus fort n'est jamais assez fort pour être toujours le maître, s'il ne transforme sa force en droit, et l'obéissance en devoir. Il y faut un peu d'imagination, car nous manquons de références. Les régimes ainsi constitués se présentent comme des « démocraties populaires », terme emprunté par Staline à la propagande des Partisans yougoslaves pendant la guerre et imposé ensuite aux dirigeants communistes est-européens. Les bolcheviks, qui entretiennent l'agitation[152], prennent le contrôle des détachements armés des Soviets, bientôt baptisés gardes rouges[153]. Comment Nicolas Maduro est devenu l’élu de Cuba au Venezuela, Le rôle de Cuba dans la crise au Venezuela, "Avec Mélenchon, le PCF fait le choix de la raison", Front de gauche : derrière la déception, des raisons d'espérer, Les communistes ne s’allient pas à La France insoumise à l’Assemblée nationale, L'ascension de Mélenchon, concurrence malvenue pour Hollande, Le communiste Christofias élu président de Chypre, Election Results in Nepal Signal a Political Right Turn, Gramsci Code. Les pays baltes, reconquis par l'URSS, redeviennent des républiques soviétiques[344]. Les États-Unis promettent de leur côté de renoncer à envahir Cuba[484],[485]. Dès le 22 mars 1919, le Parti socialiste italien rejoint l'Internationale communiste[189]. Ils s'emparent ensuite du pouvoir, en s'appuyant notamment sur leur police politique, la Securitate. Auguste Blanqui, notamment, envisage une révolution violente, qui se traduirait par une dictature du prolétariat avant le passage à une société communiste[29],[119],[5]. En juillet, Beria, qui tentait de se poser en successeur, est arrêté ; il est ensuite exécuté. L'économie du pays s'effondre, portant le coup de grâce au régime tsariste, déjà politiquement discrédité. En Roumanie, sous la pression des occupants soviétiques, le PC roumain entre au gouvernement. La situation politique grecque se dégrade très vite : les ministres communistes démissionnent dès décembre du gouvernement d'union nationale, et l'ELAS combat les Britanniques durant plusieurs semaines avant de déposer les armes[337]. Dans les années 1960, le marxologue Kostas Papaïoannou souligne que le marxisme-léninisme, malgré son dogmatisme affiché, est paradoxalement devenu une pensée singulièrement dépourvue de contenu, au point de faire figure d'« idéologie sans doctrine » et d'« orthodoxie sans dogme », l'orthodoxie en vigueur dans les pays communistes n'étant plus définie que par les impératifs idéologiques du moment et les déviances qu'il s'agit de dénoncer : la doctrine s'en trouve dès lors ramenée au rang d'outil servant à dénoncer tel ou tel adversaire, tandis que la théorie marxiste elle-même est réduite à l'état de « catéchisme primaire à l'usage des agitateurs »[691]. En République populaire de Chine, les tensions s'accroissent au sein du PCC, dont les dirigeants sont en désaccord quant à la portée des réformes à mener. En Tchécoslovaquie, divers cadres dirigeants, dont le secrétaire général du Parti Rudolf Slánský, sont jugés en novembre 1952 pour trahison et espionnage. Boukharine, écrivant en 1919 dans le contexte de la guerre civile russe, juge indispensable l'usage de la violence pour mener à bien la révolution, considérant qu'« une révolution sans guerre civile est aussi chimérique qu'une révolution « pacifique ». On trouve des ancêtres lointains et indirects du communisme et du socialisme dans la pensée antique, notamment chez Platon qui imagine dans La République une cité idéale, divisée en trois classes, et dont les dirigeants mettraient leurs biens en commun. Mais si les inégalités de niveau de vie ont été réduites, les problèmes économiques demeurent profonds[519]. En 1958, l'URSS montre des signes d'irritation quand la politique chinoise provoque la deuxième crise du détroit de Taïwan. En octobre 1944, les Allemands évacuent la Grèce tandis que les Britanniques débarquent. Au sommet de son rayonnement international, il ambitionne de faire du Mouvement un nouvel axe anti-américain et pro-soviétique : mais, quelques mois après son élection, sa position est affaiblie par l'invasion soviétique de l'Afghanistan. Une première réunion destinée à préparer la création d'une Quatrième Internationale se tient en février 1934 à Bruxelles, en présence de quatorze délégués[317]. L'épisode de la Commune de Paris de 1871 contribue à entretenir une mythologie révolutionnaire dans l'imaginaire socialiste et, plus tard, communiste[125]. Edward Gierek est remplacé par Stanisław Kania, qui ne parvient pas davantage à ramener le calme. L'Indonésie se rapproche de la Chine, préoccupant les Américains, tandis que le poids des communistes suscite une tension croissante avec l'armée indonésienne. La déstalinisation contribue en effet à provoquer une crise entre l'URSS et la Chine. Entre 2008 et 2013, le Parti communiste unifié du Népal (maoïste) alterne au pouvoir avec une coalition formée par le Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) et le Congrès népalais[649] : lors de l'élection de 2013, le Congrès arrive en tête, battant nettement les maoïstes[650]. Dans les années 1960, la Chine reste isolée : le seul État réellement aligné sur elle est l'Albanie, pays éloigné et de dimensions modestes. Au cours des années 1920 et 1930, le Komintern ne parvient guère à concrétiser ses ambitions : aucun soulèvement communiste ne réussit et les PC échouent à endiguer la montée des mouvements fascistes et assimilés, à qui la peur du communisme permet au contraire de se renforcer[219]. En URSS, l'ère Brejnev se traduit par une certaine stagnation politique : Brejnev lui-même, qui s'appuie sur un système de clientélisme, apparaît avant tout au sein du PCUS comme une figure consensuelle et conservatrice. Le commerce extérieur est libéralisé et la création de petites entreprises privées autorisée. Le Parti communiste français réalise une percée historique lors des élections de 1945 et atteint son apogée avec celles de novembre 1946, avec 28,3 % des suffrages. Staline nomme ses fidèles aux postes-clés du Parti[238] et fait adopter un plan quinquennal prévoyant la collectivisation de 20 % des foyers paysans et une industrialisation accrue. Des objectifs de production totalement irréalistes sont fixés, tandis que 740000 coopératives agricoles fusionnent en 24000 communes populaires, pour regrouper l'ensemble des paysans chinois. Le contrôle policier de la population demeure cependant rigide. En 1979, l'économie du pays, jusque-là relativement prospère, est durement touchée par le deuxième choc pétrolier[574]. Le système concentrationnaire soviétique, désormais baptisé Goulag, devient un véritable « État dans l'État »[244]. Son chef Béla Kun, une fois revenu dans son pays tout juste indépendant, profite du chaos politique qui y règne : le 21 mars 1919, les communistes, alliés aux sociaux-démocrates, prennent le pouvoir et proclament la République des conseils de Hongrie. Lénine avait pu, de son vivant, faire l'objet de critiques au sein de la direction du Parti communiste, y compris après la Révolution d'Octobre. Le marxisme est par ailleurs également une philosophie qui se veut à la fois matérialiste et dialectique : la théorie qui formule à la fois les lois de la pensée et celles de la réalité, appelée matérialisme dialectique, est une méthode d'analyse du réel reposant sur l'existence de contradictions, et sur le fait que ces contradictions se résolvent à un niveau supérieur. Cette définition d'une société communiste s'est notamment développée dans la pensée utopiste dont Thomas More est, au XVIe siècle, le précurseur, à ceci près que Thomas More n'envisage pas de moyens coercitifs pour y parvenir. Le PCI participe jusqu'en mai 1947 au gouvernement de coalition d'après-guerre, mais en est ensuite évincé sous la pression des États-Unis[400]. Destitué, le président de la République Liu Shaoqi meurt en prison. Le Parti communiste italien, dirigé par Palmiro Togliatti, tire un grand prestige de sa participation à la résistance contre l'occupant allemand et les fascistes. À la suite de la Révolution d'Octobre, le mot communisme est rattaché, de manière prépondérante, à la tendance léniniste du marxisme. Le gouvernement espagnol, entretemps, rétablit l'ordre et revient sur le décret de collectivisation des terres confisquées, avec l'appui des communistes qui en profitent pour régler leurs comptes avec leurs adversaires d'extrême-gauche. On remarque que dans la période récente s'est affirmée une tendance à comparer communisme et nazisme, ou stalinisme et nazisme. En 1602, le moine Tommaso Campanella publie La Cité du Soleil, autre ouvrage fondateur du courant. Pour l'historien Michel Winock, la méthode de Babeuf annonce celles de Blanqui et de Lénine ; plus largement, Winock voit dans la Révolution française la prémisse de divers éléments du socialisme et du communisme, sur les plans des idées et de la pratique[112],[113],[114]. À l'approche de la Seconde Guerre mondiale, les trotskistes demeure divisés, notamment au sujet du soutien qu'il conviendrait d'apporter ou non à l'URSS. En Asie également, que ce soit en Chine, en Malaisie ou aux Philippines, des communistes participent au combat contre les Japonais. Des élections libres sont organisées en Slovénie et en Croatie, portant au pouvoir l'opposition séparatiste. Les anarchistes, au sein desquels le communisme libertaire (ou anarcho-communisme) demeure un courant important, continuent quant à eux de se revendiquer de leurs propres conceptions du communisme[27], qu'ils présentent volontiers comme le seul communisme authentique, en opposition totale avec les conceptions léninistes[28]. En 1869, le philosophe Ludwig Büchner décrit le communisme comme « un état social où, sans péril pour le but même de la société ou pour l'individualité de chacun, le travail dégagé de toute contrainte et purement volontaire, aurait uniquement pour but le bien de la communauté »[20]. Formation économique et sociale caractérisée par la mise en commun des moyens de production et d'échange, par la répartition des biens produits suivant les besoins de chacun, par la suppression des classes sociales et l'extinction de l'État qui devient l'administration des choses. Lamennais dénonce ainsi le communisme, au sens de société fondée sur la propriété commune, comme un retour à l'esclavage et au « travail forcé, rétribué au gré de l'État qui l'impose »[679]. Entre 1945 et 1949, des régimes communistes sont mis en place dans l'ensemble des pays d'Europe de l'Est et d'Europe centrale : ces nouveaux « pays frères » de l'URSS constituent l'ensemble connu sous le nom de bloc de l'Est. La révolution russe de 1905 éclate en janvier ; à partir du mois de mai, des travailleurs et soldats russes s'organisent en conseils (en russe : Soviets)[137]. En 1965, l'administration du Tibet est réorganisée, donnant naissance à la région autonome du Tibet[481]. Boukharine — bientôt exclu du Politburo — et ses partisans sont soumis à une violente campagne de presse, qui fustige leur collusion avec les « capitalistes » et les « trotskistes ». En Yougoslavie, l'Armée rouge effectue une incursion qui permet à Tito de prendre Belgrade[342],[343]. « Les Deux Prisons de Gramsci », de Franco Lo Piparo, Lucien Sève "L’urgence historique de penser avec Marx le communisme", Aleksandr Aleksandrovitch Zinoviev. Son corps est embaumé et exposé au sein d'un mausolée construit à cet effet : sa personnalité et ses écrits sont désormais présentés dans des termes quasiment religieux, tandis que le léninisme, codifié par Zinoviev et Staline, est proclamé « idéologie légale exclusive de l'État soviétique ». En Irak, après le retour au pouvoir du Baas en 1968, le Parti communiste irakien se rapproche du nouveau régime, mais il est ensuite violemment réprimé sous la présidence de Saddam Hussein[511],[512]. Durant les siècles suivants, l'idée d'une société égalitariste basée sur le partage des biens constitue un élément essentiel du courant de pensée utopiste. À l'hiver 1927-1928, confronté à un effondrement des livraisons de produits agricoles, Joseph Staline a recours à des réquisitions d'urgence. Par ailleurs, dès octobre 1950, le Tibet, qui échappait au contrôle chinois depuis 1912, est envahi par l'armée de Mao : en mai 1951, le 14e dalaï-lama doit signer l'accord en 17 points sur la libération pacifique du Tibet qui reconnaît la souveraineté chinoise. Aux yeux de Cabet, la société communiste sera instaurée sans violence et par le prosélytisme, aboutissant à un monde où chacun recevra une rémunération selon ses besoins, ce qui permettra de détruire tous les vices de la civilisation, tandis que le progrès de l'industrie permettra l'abondance : il s'agirait là de revenir aux conceptions de Jésus-Christ, « pionnier d'une organisation sociale appelée royaume de Dieu » qui préfigurait le communisme[30]. Il théorise pour le parti un rôle central, considérant que c'est à lui non seulement de susciter la lutte des classes là où elle ne s'est pas encore développée du fait d'un contexte local, mais aussi d'assumer un rôle d'« avant-garde » du mouvement ouvrier à qui il devra apporter le savoir et la conscience révolutionnaire[58],[59]. Les institutions autonomes nées de la révolution (Soviets, comités d'usine, syndicats) sont subordonnées au Parti : le régime s'emploie ensuite à dominer l'ensemble de la société civile, via une bureaucratie grandissante dont les membres reçoivent le nom d'apparatchiks. L'ensemble des pays occidentaux noue ensuite des contacts avec l'URSS. En janvier 1949, l'Armée populaire de libération des communistes encercle Pékin : le gouvernement nationaliste se réfugie sur l'île de Taïwan - où il maintient un État appelé République de Chine - et conserve le siège de la Chine à l'ONU[414]. Le Parti communiste de Finlande historique cesse d'exister en 1992, remplacé par l'Alliance de gauche. Le 21 août 1940, Trotski lui-même est assassiné dans son exil mexicain par un agent du NKVD[320]. Certains secteurs d'opinion marqués à gauche ont, suivant un processus que le politologue Philippe Raynaud attribue à « un certain gauchisme », contribué à attribuer la faillite du communisme non au communisme lui-même, mais au « stalinisme »[667]. Mikhaïl Gorbatchev rencontre à plusieurs reprises le président américain Ronald Reagan, avec qui il signe en décembre 1987 le traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire, engageant un réel processus de désarmement. En 1981, le général Wojciech Jaruzelski devient successivement chef du gouvernement, puis du Parti ouvrier unifié polonais ; en décembre, il décrète l'état de siège et fait réprimer Solidarność. Dès l'époque de la fondation de la Russie soviétique, dirigée par Lénine dans un contexte de guerre civile et d'extrême violence, le Parti communiste s'est arrogé le monopole du pouvoir, tandis que la police politique (la Tchéka, à laquelle ont succédé par la suite le Guépéou, puis le NKVD et enfin le KGB) devenait un organe de contrôle absolu[712].

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